Christian de Chalonge, O Salto, 1967

Christian de Chalonge, O Salto, 1967

Titre/Título: O Salto Origine/Origem : France (FR) Année/Ano: 1967 Description matérielle/Descrição material: 35 mm, 1OO mn, N/B (P/B)

Production/Produção:

Diffusion/Difusão:

Réalisation/Realização: Christian de Chalonge 

Scénario/Argumento:

Interprétation/Interpretação : Ludmila Mikaël, Marco Pico, Antonio Passalia

Son/ Banda sonora: Luis Cilia

Photographie/Fotografia:

Genre/Género:

Sinopsis/Sinopse: Antonio, un jeune menuisier, décide  de venir à Paris où son ami Carlos, déjà installé, lui promet monts et merveilles. Il prend contact avec une organisation de passeurs, rassemble la somme convenue et avec d’autres émigrants quitte clandestinement le Portugal. En Espagne, ils sont interceptés par la police franquiste, mais Antonio réussit à continuer son voyage. Il rejoint un autre groupe d’émigrés et parvient enfin à Paris au terme d’un épuisant périple en camion. Antonio finit par trouver son ami Carlos, mais c’est pour découvrir qu’il est devenu un affreux négrier qui lui demande la somme 2.000 fr. pour lui procurer un certificat de séjour, un travail et un logement. N’ayant pas le choix, Antonio, accepte. Mais il a perdu au change. Alors qu’il était artisan menuisier et exécutait un travail intéressant, il devient en France un travailleur du bâtiment.

Extrait du film

Observations/Observações: La thématique du film reflète parfaitement les positions du P.C.F à cette époque sur le phénomène migratoire. Considéré par ce parti internationaliste, non comme un phénomène social et politique, mais plutôt comme “une ruée vers l’or”. Phénomène suscité par des ambitions individuelles de faire fortune. Leurs illusions aliénantes furent alimentées par des “affreux négriers sans vergogne” et des passeurs sans scrupules(voir le personnage de Carlos)qui profitent de l’ignorance d’une population en proie à la fièvre de “l’Eldorado”. Voilà le point de vue qui traverse tout le film soulignant constamment l’idée que l’immigration est un mirage pour une population qui s’expatrie dans le but de satisfaire des ambitions individuelles peu louables. Les profondes motivations qui animent cet exode massif, presque unique par son ampleur, dans  un laps de temps aussi court et en provenance d’un pays gouverné par une dictature fasciste semble secondaires. En nous présentant le personnage d’un artisan menuisier qui décide d’émigrer alors qu’il ne manque pas de travail, les auteurs écartent de leur thématique les deux causes fondamentales de l’immigration: la misère des paysans et la désertion des jeunes qui refusaient d’aller faire la guerre coloniale. (Manuel Madeira)

Prix/Prémios : Prix OCIC du Festival de Venise, 1967 ; Prix Jean Vigo

 Presse/Imprensa:

Le Canard enchaîné (06/12/1967), Combat (24/11/1967), Combat (03/12/1967), Le Coopérateur de France (23/12/1967), La Croix (10/12/1967), L’Express (04/10/1967), Le Figaro (07/12/1967), France catholique (22/12/1967), France nouvelle (29/11/1969), L’Humanité (29/11/1967), Les Lettres françaises (30/08/1967), Le Monde (02/12/1967), Nouveau Candide (09/12/1987).

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