Exposition « Pour une vie Meilleure » de Gérald Bloncourt

Militant de longue date, photographe engagé, Gérald Bloncourt découvre à Champigny, durant l’année 1964 dans le cadre de ses reportages, un immense bidonville. Il est très vite accepté par les habitants grâce à ses liens étroits avec la CGT et, de fil en aiguille, il entre en contact avec des militants portugais luttant contre la dictature de Salazar. Il se rend alors à plusieurs reprises au Portugal, vivant notamment la révolution des œillets à Lisbonne. Il multiplie les aller-retour entre Porto, Lisbonne, Hendaye et la région parisienne, tantôt sur les chantiers, tantôt dans les usines et il accompagne des familles gagnant clandestinement la France à pied à travers les Pyrénées, photographiant leur calvaire.

Les vues réalisées en France entre 1954 et 1974 montrent les conditions de la vie quotidienne dans le camps de l’abbé Pierre à Noisy-le-Grand, dans le bidonville de Champigny, ainsi qu’à Paris et Aubervilliers.
 
D’autres vues, sur le thème du passage de la frontière, montrent le passage, à pied, de la frontière dans les Pyrénées, ainsi que le voyage, en train, Lisbonne-Hendaye-Paris et l’arrivée à Paris (gare d’Austerlitz).
 
Les vues du Portugal, réalisées à Lisbonne, Porto et dans la région montagneuse de Chaves lors d’un reportage en 1966, montrent avant tout la vie quotidienne (portraits de femmes, d’enfants, de gens sur les places publiques, au village, sur le marché etc.) et traitent dans une moindre mesure du travail et des conditions de l’habitat local.
 
Ce texte est tiré de la présentation de l’Exposition qui s’est tenue à la Musée de l’Histoire de l’immigration du 14 mai au 31 juillet 2013.
 
 
 

 

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