Recueillir et transmettre
la mémoire de l’immigration portugaise
dans un esprit d’échange et d’ouverture

L’association Mémoire vive / Memória viva a été créée en 2003 autour du projet de site sudexpress.org. Elle mène aujourd’hui diverses activités pédagogiques dont la construction et la divulgation d’un fonds d’archives sur l’immigration portugaise à la Contemporaine.

La photographie utilisée sur notre site est du photographe Gérald Bloncourt (1926-2018).

Pour en savoir plus sur l’œuvre de ce « franc-tireur de l’image », vous pouvez consulter son site, un article que nous lui avons consacré et quelques unes de ses photographies.

Passage d’immigrés portugais clandestins dans les Pyrénées en mars 1965
© Gerald Bloncourt / Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI.
Notre actualité

 Vous pouvez nous retrouver sur https://www.facebook.com/Association-Memoria-Viva-M%C3%A9moire-Vive- pour être tenu·e·s au courant de notre actualité. Nous y partageons régulièrement des évènements ou articles d’autres structures.

A nos membres et lecteurs d’Ile de France, nous donnons rendez-vous le 31 octobre 2020 autour d’un documentaire, d’un repas ou d’un concert de fado http://www.memoria-viva.fr/samedi-31-octobre-au-rythme-du-fado-projection-dun-documentaire-et-concert-de-fado-dans-le-cadre-du-festival-des-villes-du-monde-aubervilliers/

Suite à notre appel de juin dernier, nous récoltons encore et toujours vos témoignages http://www.memoria-viva.fr/appel-pour-une-collecte-de-temoignages-sur-le-racisme-anti-portugais-en-france/

Des nouvelles du projet #ECOS qui malgré le Covid avance, notamment en ligne, le site du projet est désormais traduit en français https://ecosexilios-cria.org/fr/

Pour découvrir le projet http://www.memoria-viva.fr/ecos-exils-contrarier-le-silence-memoires-objets-et-narrations-de-temps-incertains/

 

 

Qui sommes nous ?

En avril 2003, nous avons créé l’association Mémoire Vive/Memória Viva dont l’objectif est de « recueillir et transmettre la mémoire de l’immigration portugaise dans un esprit d’échange et d’ouverture« .

Pour avoir vécu l’immigration portugaise de l’intérieur, ou pour y être lié par la vie professionnelle ou privée, nous sommes tous intéressés à comprendre les conditions historiques, politiques, économiques et sociales qui entourent les phénomènes de l’émigration/immigration.

L’immigration portugaise n’a pas de lieu qui témoigne de son histoire, des enjeux qui la traversent, des débats qui l’animent, des livres ou des images qui la racontent.

Plus de soixante ans se sont écoulés depuis le début de la plus grande émigration clandestine dans l’Europe de l’après-guerre : des hommes, des femmes fuyaient alors la misère, la dictature salazariste, les guerres coloniales.

Des villages entiers se sont vidés dans le silence et la peur, des hommes ont déserté pour na pas combattre en Afrique, des intellectuels, des artistes, des êtres épris de liberté de parole et d’action ont quittés, pour la majorité, clandestinement, leur pays.

Or, très peu de choses existent sur cette histoire : départs, voyages, arrivées, réseaux professionnels, artistiques, politiques et affectifs tissés dans les pays d’accueil, vies nouvelles qui y furent et y sont bâties, retours… Cette absence ou ce silence, donne lieu à bien des préjugés, des images statufiées, des incompréhensions, des refoulements, parfois des replis.

Ainsi, réduire l’immigration portugaise à une immigration économique, de populations rurales semi-analphabètes comme c’est souvent le cas, en occulte la dimension politique : dictature, sous-développement et guerres coloniales ne sont-ils pas intimement, inextricablement liés dans l’exode des années 60 ?

Le caractère massif de l’immigration portugaise illustre bien le « non » que l’émigrant oppose à toute forme de contraintes, de coercitions, d’avilissements. C’est à partir de ce constat que nous avons imaginé la création du site internet « sudexpress.org » comme un lieu de transmission et de connaissance, en dialogue constant avec l’histoire des migrations d’hier et d’aujourd’hui, où des personnes (immigrés, enfants d’immigrés, témoins divers, chercheurs, artistes…) sont invités à construire, visiter ou revisiter cette histoire.

Notre association se veut, en ce sens, un espace de témoignage mais aussi de dialogue, de recherche et de rencontre de l’Autre.

Nous nous sommes ensuite posés la question de la divulgation de ce travail de recueil.

Que faisons-nous ?
Nous avons organisé un ensemble d’évènements (expositions, projections, conférences, débats…) ayant permis de diffuser, dans un esprit d’éducation populaire, la mémoire de cette immigration.

Nous travaillons aujourd’hui à éditer et/ou divulguer des supports à des fins pédagogique où d’expression sur les thématiques que nous défendons (livres, dvds, expositions…)

Création d’un fond d’archives à la BDIC
Nous organisons la création et la divulgation d’un fond d’archive sur l’immigration portugaise. Cela répond d’abord à une nécessité physique de préservation des documents comme à combler un vide injustifié des archives françaises et portugaises sur la question. De plus, l’idée est de stimuler la recherche sur ces thématiques comme de permettre au maximum de monde une consultation physique et multi-support (document, photographie, film…).

Si vous souhaitez soutenir nos actions, vous pouvez adhérez à notre association https://www.memoria-viva.fr/adhesion/