{"id":1815,"date":"2018-01-11T21:31:37","date_gmt":"2018-01-11T20:31:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.memoria-viva.fr\/?p=1815"},"modified":"2020-11-28T17:18:19","modified_gmt":"2020-11-28T16:18:19","slug":"bidonville-de-champigny-nous-nous-opposons-a-linstrumentalisation-de-notre-histoire-et-de-nos-memoires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.memoria-viva.fr\/mv2-archives\/?p=1815","title":{"rendered":"Bidonville de Champigny : \u00ab Nous nous opposons \u00e0 l\u2019instrumentalisation de notre histoire et de nos m\u00e9moires \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Avec d&rsquo;autres Fran\u00e7ais d&rsquo;origine portugaise et des immigr\u00e9s Portugais vivant en France, certains membres de l&rsquo;association M\u00e9moire Vive ont sign\u00e9 une tribune parue dans <strong>Le Monde<\/strong> pour protester contre l&rsquo;instrumentalisation de l&rsquo;histoire du bidonville de Champigny-sur-Marne.<\/p>\n<p>Ces manipulations sont \u00e0 la fois un manque de respect vis-\u00e0-vis de la v\u00e9rit\u00e9 historique, de l&rsquo;histoire des immigr\u00e9s portugais en France et de ce qu&rsquo;ils ont v\u00e9cu et sont des armes x\u00e9nophobes que nous ne pouvons pas accepter.<\/p>\n<h2>Si vous vous retrouvez dans cette tribune, que nous avons reproduit ci-dessous, n&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 la diffuser !&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2018\/01\/09\/bidonville-de-champigny-nous-nous-opposons-a-l-instrumentalisation-de-notre-histoire-et-de-nos-memoires_5239454_3232.html\">Lien \u00e0 partager<\/a><\/h2>\n<p>Une p\u00e9tition a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e <a href=\"https:\/\/www.change.org\/p\/hugo-dos-santos-non-%C3%A0-ceux-qui-voudraient-instrumentaliser-l-histoire-de-l-immigration-portugaise\">https:\/\/www.change.org\/p\/hugo-dos-santos-non-%C3%A0-ceux-qui-voudraient-instrumentaliser-l-histoire-de-l-immigration-portugaise<\/a><\/p>\n<p>La tribune a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 relay\u00e9e au Portugal&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.publico.pt\/2018\/01\/10\/sociedade\/noticia\/portugueses-contra-instrumentalizacao-da-historia-da-emigracao-para-franca-1798858\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.publico.pt\/2018\/01\/10\/sociedade\/noticia\/portugueses-contra-instrumentalizacao-da-historia-da-emigracao-para-franca-1798858\">https:\/\/www.publico.pt\/2018\/01\/10\/sociedade\/noticia\/portugueses-contra-instrumentalizacao-da-historia-da-emigracao-para-franca-1798858<\/a><\/p>\n<h1><strong>Ni bons ni mauvais: r\u00e9ponse \u00e0 ceux qui voudraient instrumentaliser l\u2019histoire de l\u2019immigration portugaise<\/strong><\/h1>\n<p>Il n\u2019est pas rare de s\u2019entendre dire que les immigr\u00e9s portugais en France ne font pas d\u2019histoires. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, cette immigration sert aujourd\u2019hui d\u2019exemple \u00e0 ceux qui cherchent \u00e0 mettre en avant une strat\u00e9gie d\u2019\u00abint\u00e9gration r\u00e9ussie\u00bb, voire \u00e0 mettre en avant une figure de \u00abbon\u00bb immigr\u00e9, un peu comme un professeur d\u00e9signerait le chouchou de la classe.<\/p>\n<p>Les incidents qui se sont d\u00e9roul\u00e9s \u00e0 Champigny-sur-Marne le r\u00e9veillon du Nouvel An ont \u00e9t\u00e9 instrumentalis\u00e9s en ce sens par le journaliste du Figaro Alexandre Devecchio, l\u2019universitaire Laurent Bouvet et le journaliste Beno\u00eet Rayski. S\u2019appuyant sur un article du Parisien, dat\u00e9 du 21 juin 2015, le premier d\u00e9clare sur Twitter que \u00abChampigny \u00e9tait le plus grand bidonville de France. Plus de 10.000 Portugais y vivaient dans la boue. Pas d\u2019eau, pas d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, etc. Et pas de violence, ni association pour crier au racisme. Qui peut d\u00e8s lors nier la d\u00e9sint\u00e9gration fran\u00e7aise?\u00bb.<\/p>\n<p>Cette allusion pr\u00e9tendument historique est reprise deux jours plus tard par Laurent Bouvet sur le plateau de \u00ab28 minutes\u00bb d\u2019Arte, lors d\u2019un d\u00e9bat portant sur la la\u00efcit\u00e9. Voulant d\u00e9montrer que, de nos jours, le \u00abprobl\u00e8me des banlieues\u00bb ne serait plus seulement \u00absocial\u00bb, il invoque les bidonvilles portugais o\u00f9 il \u00abn\u2019y avait pas de relations de violence\u00bb. Enfin, sur le site Atlantico.fr, Beno\u00eet Rayski reprend ce m\u00eame article du Parisien pour, \u00e9galement, opposer des populations immigr\u00e9es et\/ou issues de l\u2019immigration. Selon lui, parmi les descendants de Portugais \u00abaucun d\u2019entre eux n\u2019a appris \u00e0 d\u00e9tester la France\u00bb mais \u00abapr\u00e8s eux d\u2019autres populations sont venues\u00bb.<\/p>\n<p>Nous, immigr\u00e9s et Fran\u00e7ais descendants d\u2019immigr\u00e9s portugais, nous ne pouvons tol\u00e9rer ces affirmations et ceci pour deux raisons principales.<\/p>\n<p>D\u2019abord, s\u2019il y a un bon \u00e9l\u00e8ve, il y a forc\u00e9ment un mauvais \u00e9l\u00e8ve. Et celui que l\u2019on pointe du doigt est en l\u2019occurrence, celui qui n\u2019est pas \u00abblanc\u00bb et\/ou \u00abchr\u00e9tien\u00bb. Nous comprenons \u00e9videment les allusions sans finesse de ces journalistes. En effet, nous avons pris l\u2019habitude d\u2019\u00eatre instrumentalis\u00e9s pour jeter la pierre sur d\u2019autres populations jug\u00e9es par certains comme inassimilables.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980, le sociologue Albano Cordeiro (1) a mis en avant dans ses travaux la dynamique sociale qui consistait \u00e0 invisibiliser l\u2019immigration portugaise au profit d\u2019une mise \u00e0 l\u2019index des immigr\u00e9s maghr\u00e9bins. Autrement dit, plus les \u00abArabes\u00bb devenaient ind\u00e9sirables, plus les Portugais devenaient invisibles et donc \u00abint\u00e9gr\u00e9s\u00bb. Ces immigrations sont donc li\u00e9es depuis toujours, comme les deux faces d\u2019une m\u00eame monnaie, unies par le m\u00eame m\u00e9pris exprim\u00e9 par une partie de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019accueil. Elles ont d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 mise en concurrence depuis le d\u00e9part. Rappelons que c\u2019est pour freiner l\u2019immigration alg\u00e9rienne que le gouvernement de Georges Pompidou ferme les yeux sur la venue clandestine de centaines de milliers de Portugais dans les ann\u00e9es 1960-1970, fuyant la mis\u00e8re, la dictature et les guerres coloniales. A la figure de \u00abl\u2019Arabe\u00bb s\u2019ajoutent aujourd\u2019hui celle des Roms, des Africains subsahariens et des r\u00e9fugi\u00e9s fuyant les conflits du Proche-Orient.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, les affirmations sur le bidonville portugais de Champigny-sur-Marne sont tout simplement fausses et non v\u00e9rifi\u00e9es. Il serait pourtant facile de se r\u00e9f\u00e9rer aux travaux de chercheurs l\u2019ayant \u00e9tudi\u00e9. Si ces manipulateurs de l\u2019Histoire pointent du doigt les mis\u00e9rables conditions de vie, ils oublient que lorsque ce bidonville a \u00e9t\u00e9 m\u00e9diatis\u00e9, en 1964, il avait fait l\u2019objet d\u2019une \u00abhumanisation\u00bb (2): raccordement \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, installation de points d\u2019eau, collecte des ordures. Autant de rafistolages alors refus\u00e9s aux bidonvilles o\u00f9 vivaient les Maghr\u00e9bins. Un traitement diff\u00e9rentiel, d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p>Devecchio, Bouvet et Rayski nient toute \u00abrelations de violence\u00bb au sein du bidonville portugais. Rel\u00e9gu\u00e9s dans des espaces stigmatis\u00e9s, de nombreux Portugais de l\u2019\u00e9poque ont souffert \u2013 et souffrent encore tant cette m\u00e9moire est difficile ou refoul\u00e9e \u2013 d\u2019une violence symbolique.<br \/>\nViolence exerc\u00e9e par les marchands de sommeil qui jouaient de la peur des travailleurs d\u2019\u00eatre d\u00e9nonc\u00e9s \u00e0 la police politique portugaise dont ils suspectaient la pr\u00e9sence d\u2019informateurs en leur sein. Violence \u00e9galement de l\u2019arbitraire qui pr\u00e9sidait aux relogements par les autorit\u00e9s qui ne tenaient pas en compte la volont\u00e9 des habitants de rester \u00e0 proximit\u00e9 de leur emploi ou de leurs proches.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ces relogements, certains ont r\u00e9sist\u00e9 silencieusement, allant vivre dans un autre bidonville ou un autre taudis. D\u2019autres protestaient, comme les habitants de Massy qui occup\u00e8rent temporairement la Mairie en 1970. Et, contrairement \u00e0 l\u2019image aseptis\u00e9e que l\u2019on colle aux Portugais, les autorit\u00e9s craignaient leurs r\u00e9actions. Des forces de l\u2019ordre \u00e9taient pr\u00e9sentes \u00e0 chaque op\u00e9ration de r\u00e9sorption, de peur de d\u00e9bordements.<\/p>\n<p>Les travailleurs portugais ont eux aussi souffert du rejet de certains voisins qui se plaignaient de ces \u00e9trangers et exigeaient des autorit\u00e9s \u00abl\u2019intervention des forces de police (\u2026): que le code civil soit respect\u00e9 \u00e0 Champigny\u00bb. L\u2019Histoire du bidonville de Champigny est donc bien plus complexe qu\u2019on a voulu nous faire croire.<\/p>\n<p>De plus, cette volont\u00e9 de pr\u00e9senter les Portugais comme des gens sans histoires induit une injonction tacite: celle d\u2019exister sans Histoire, voire sans m\u00e9moire. Nous ne pouvons l\u2019accepter.<\/p>\n<p>Quelle est notre Histoire? De quoi nous souvenons-nous? Des ann\u00e9es de boue, \u00e9videmment, lorsque des dizaines de milliers de Portugais sont entass\u00e9s dans des bidonvilles.<\/p>\n<p>Sans papiers, ces immigr\u00e9s ont cherch\u00e9 \u00e0 survivre en travaillant o\u00f9 on leur en laissait la possibilit\u00e9. Les m\u00e9tiers dont les Fran\u00e7ais ne voulaient plus leur \u00e9taient tout d\u00e9sign\u00e9s: femmes de m\u00e9nage, ouvriers du b\u00e2timent, concierges, etc.<\/p>\n<p>La clandestinit\u00e9, l\u2019exploitation, les bidonvilles, le racisme: nous avons v\u00e9cu toutes ces exp\u00e9riences, comme les subissent les immigrants africains d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui, \u00e0 des degr\u00e9s plus intenses. \u00abLa violence\u00bb dont parle Alexandre Devecchio c\u2019est celle qu\u2019on nous a fait subir hier et celle qu\u2019on inflige aujourd\u2019hui aux nouveaux arrivants qui fuient eux aussi la mis\u00e8re, des r\u00e9gimes oppresseurs et des guerres.<\/p>\n<p>Enfin, rappelons que si certains d\u2019entre nous ont choisi le silence, si rassurant dans une soci\u00e9t\u00e9 qui tend \u00e0 oublier la x\u00e9nophobie exerc\u00e9e autrefois contre les Italiens, Espagnols ou Polonais, les immigr\u00e9s portugais se sont aussi r\u00e9volt\u00e9s contre leurs conditions de vie en France, au grand dam des patrons fran\u00e7ais, des autorit\u00e9s et du r\u00e9gime de Salazar.<\/p>\n<p>Nous pourrions ici \u00e9voquer la figure de Lorette Fonseca, une immigr\u00e9e portugaise engag\u00e9e dans l\u2019alphab\u00e9tisation du bidonville de Massy et qu\u2019on a voulu expulser parce qu\u2019elle aidait ses compatriotes \u00e0 faire valoir leurs droits.<\/p>\n<p>Nous pourrions \u00e9galement parler d\u2019Ant\u00f3nio da Silva. Cet ouvrier sp\u00e9cialis\u00e9 de Renault Boulogne-Billancourt s\u2019est battu contre les circulaires Marcellin-Fontanet en 1972-1973, le premier mouvement dit des \u00absans-papiers\u00bb. L\u2019arr\u00eat\u00e9 du Conseil d\u2019\u00c9tat qui annule plusieurs dispositions de ces circulaires porte son nom.<\/p>\n<p>Qui se souvient de la participation active d\u2019immigr\u00e9s portugais \u00e0 Convergence 84, une marche antiraciste qui s\u2019est inscrite dans la continuit\u00e9 de la Marche pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 et contre le racisme de 1983, qualifi\u00e9e par les m\u00e9dias fran\u00e7ais de \u00abMarche des Beurs\u00bb? Son arriv\u00e9e \u00e0 Paris avait \u00e9t\u00e9 accueillie par des dizaines de milliers de manifestants de tous les horizons.<\/p>\n<p>Nous nous souvenons de tous ces \u00e9pisodes de r\u00e9volte et de combat comme de beaucoup d\u2019autres. Certains ont un peu marqu\u00e9 les esprits, d\u2019autres beaucoup moins. La plupart sont malheureusement inconnus de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise qui a gomm\u00e9 l\u2019Histoire de ses immigr\u00e9s. Or, en oubliant l\u2019Histoire de ceux qui ont reconstruit le pays et continuent de le construire, on travaille \u00e0 sa \u00abd\u00e9sint\u00e9gration\u00bb.<\/p>\n<p>Pour toutes ces raisons, nous nous opposons publiquement \u00e0 l\u2019instrumentalisation de notre Histoire et de notre m\u00e9moire qui font \u00e9galement partie de l\u2019Histoire de France. Ces manipulations ne cherchent qu\u2019\u00e0 renforcer le racisme qui frappe aujourd\u2019hui certaines populations stigmatis\u00e9es, de la figure du \u00abMusulman\u00bb \u00e0 celle du \u00abRom\u00bb. Le slogan de la marche de Convergence 84 \u00e9tait \u00abLa France, c\u2019est comme une mobylette, pour qu\u2019elle avance, il lui faut du m\u00e9lange\u00bb. Le slogan reste toujours d\u2019actualit\u00e9.<\/p>\n<p>(1) Sociologue et \u00e9conomiste sp\u00e9cialiste des questions migratoires<\/p>\n<p>(2) Terme alors employ\u00e9 par l\u2019administration<\/p>\n<p>Liste des signataires de la tribune :<\/p>\n<p><strong>Victor Pereira<\/strong>, ma\u00eetre de conf\u00e9rences<\/p>\n<p><strong>Hugo dos Santos<\/strong>, journaliste<\/p>\n<p><strong>Daniel Matias<\/strong>, journaliste<\/p>\n<p><strong>Artur Silva<\/strong>, journaliste<\/p>\n<p><strong>Jos\u00e9 Vieira<\/strong>, r\u00e9alisateur<\/p>\n<p><strong>Albano Cordeiro<\/strong>, sociologue et \u00e9conomiste<\/p>\n<p><strong>Micka\u00ebl Cordeiro<\/strong>, charg\u00e9 d\u2019\u00e9tudes<\/p>\n<p><strong>Irene Pereira,<\/strong> sociologue<\/p>\n<p><strong>Ir\u00e8ne dos Santos<\/strong>, charg\u00e9e de recherche CNRS\/anthropologue<\/p>\n<p><strong>Marie-Christine Volovitch-Tavares<\/strong>, historienne<\/p>\n<p><strong>Manuel Tavares<\/strong>, p\u00e9dopsychiatre<\/p>\n<p><strong>Gra\u00e7a dos Santos<\/strong>, professeure des universit\u00e9s<\/p>\n<p><strong>Manuel Antunes da Cunha<\/strong>, sociologue des m\u00e9dias<\/p>\n<p><strong>Jos\u00e9 Pinto<\/strong>, ancien administrateur CGT du FASIL-ACSE<\/p>\n<p><strong>Maria Maranh\u00e3o-Guitton<\/strong>, avocat au barreau de Paris<\/p>\n<p><strong>Ant\u00f3nio Topa,<\/strong> po\u00e8te<\/p>\n<p><strong>Clara Domingues<\/strong>, traductrice<\/p>\n<p><strong>Micka\u00ebl Robert-Gon\u00e7alves<\/strong>, historien du cin\u00e9ma<\/p>\n<p><strong>Oct\u00e1vio Esp\u00edrito Santo<\/strong>, directeur de photographie<\/p>\n<p><strong>Rose-Marie Nunes<\/strong>, photographe<\/p>\n<p><strong>Christopher Pereira<\/strong>, professeur d\u2019histoire-g\u00e9ographie<\/p>\n<p><strong>Jos\u00e9lia Martins<\/strong>, chef d\u2019\u00e9quipe en entreprise<\/p>\n<p><strong>Carlos Rafael<\/strong>, professeur de portugais, retrait\u00e9<\/p>\n<p><strong>Elisabeth de Albuquerque<\/strong>, professeur des \u00e9coles et directrice d\u2019\u00e9cole maternelle en ZEP<\/p>\n<p><strong>Maryse de Albuquerque<\/strong>, professeur de fran\u00e7ais, retrait\u00e9e<\/p>\n<p><strong>Manuela de Albuquerque<\/strong>, enseignante, retrait\u00e9e<\/p>\n<p><strong>Maria Alves<\/strong>, secr\u00e9taire-comptable<\/p>\n<p><strong>Manuel Pereira<\/strong>, enseignant retrait\u00e9<\/p>\n<p><strong>Elsa Bernardo<\/strong>, professeur de lettres<\/p>\n<p><strong>Anne-Marie Esteves<\/strong>, consultante<\/p>\n<p><strong>C\u00e2ndida Rodrigues<\/strong>, charg\u00e9e de production<\/p>\n<p><strong>Carlos Ribeiro<\/strong>, journaliste<\/p>\n<p><strong>J\u00e9r\u00e9mie de Albuquerque<\/strong>, chef de projet informatique<\/p>\n<p><strong>Pedro Fidalgo<\/strong>, gardien d\u2019immeuble et cin\u00e9aste<\/p>\n<p><strong>Angela Pereira<\/strong>, femme de m\u00e9nage, retrait\u00e9e<\/p>\n<p><strong>Jorge Valadas<\/strong>, ancien d\u00e9serteur de l\u2019arm\u00e9e coloniale portugaise, \u00e9lectricien<\/p>\n<p><strong>Nuno Martins<\/strong>, \u00e9lectricien, responsable syndical \u00e0 la CGT\/RATP<\/p>\n<p><strong>Jo\u00e3o Fatela<\/strong>, directeur de service social, retrait\u00e9<\/p>\n<p><strong>Jo\u00e3o da Fonseca<\/strong>, \u00e9ducateur sp\u00e9cialis\u00e9, retrait\u00e9<\/p>\n<p><strong>Jos\u00e9 Barros<\/strong>, directeur d\u2019\u00e9tablissement m\u00e9dico-social, retrait\u00e9<\/p>\n<p><strong>Isabel da Cunha<\/strong>, directrice hospitalit\u00e9<\/p>\n<p><strong>Manuel Greg\u00f3rio<\/strong>, formateur d\u2019adultes et conseiller en bilans de comp\u00e9tence<\/p>\n<p><strong>Vasco Martins<\/strong>, formateur, retrait\u00e9<\/p>\n<p><strong>Ludivine Privat<\/strong>, travailleuse sociale<\/p>\n<p><strong>Faustine Leuiller<\/strong>, accompagnante d\u2019\u00e9l\u00e8ves en situation de handicap<\/p>\n<p><strong>Isabelle Segrestin<\/strong>, orthophoniste<\/p>\n<p><strong>Luciana Gouveia<\/strong>, responsable associative<\/p>\n<p><strong>Lu\u00edsa Semedo<\/strong>, enseignante universitaire et responsable associative<\/p>\n<p><strong>Ilda Nunes<\/strong>, professeur de portugais et responsable associative<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec d&rsquo;autres Fran\u00e7ais d&rsquo;origine portugaise et des immigr\u00e9s Portugais vivant en France, certains membres de l&rsquo;association M\u00e9moire Vive ont sign\u00e9 une tribune parue dans Le Monde pour protester contre l&rsquo;instrumentalisation de l&rsquo;histoire du bidonville de Champigny-sur-Marne. 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