{"id":529,"date":"2013-12-06T16:44:39","date_gmt":"2013-12-06T15:44:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.memoria-viva.fr\/wordpress\/?p=529"},"modified":"2014-01-13T14:34:43","modified_gmt":"2014-01-13T13:34:43","slug":"florence-levi-evolution-de-femmes-portugaises-immigrees-a-paris-et-en-banlieue-parisienne-lannee-sociologique-vol-26-1975-p-153-177","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.memoria-viva.fr\/mv2-archives\/?p=529","title":{"rendered":"<!--:fr-->Florence L\u00e9vi, \u00ab \u00c9volution de femmes portugaises immigr\u00e9es \u00e0 Paris et en banlieue parisienne \u00bb, L\u2019Ann\u00e9e sociologique, vol. 26, 1975, p.153-177 <!--:-->"},"content":{"rendered":"<p><!--:fr-->\u00ab\u00a0<em>Au nord du Portugal le mari et la femme travaillaient souvent ensemble sur la propri\u00e9t\u00e9 familiale. Le lieu de travail \u00e9tait commun \u2013sauf quand le mari avait un emploi non agricole -, mais il existait une division du travail, la femme accomplissant des t\u00e2ches moins lourdes que l\u2019homme. C\u2019est hors du travail que les lieux et les pouvoirs de l\u2019homme \u00e9taient distincts\u00a0: l\u2019int\u00e9rieur (la maison) \u00e9tait le domaine de la femme et son pouvoir s\u2019y exer\u00e7ait sans intervention de l\u2019homme, alors que l\u2019ext\u00e9rieur (caf\u00e9, amis) \u00e9tait le domaine de l\u2019homme. L\u2019homme avait le droit de se distraire et de s\u2019amuser alors que la femme devait accomplir ses t\u00e2ches domestiques.<\/em>\u00a0<em>Avec l\u2019\u00e9migration, la situation s\u2019inverse dans la mesure o\u00f9 les lieux de travail deviennent distincts tandis que les lieux de loisir ont tendance \u00e0 devenir communs, \u00e0 cause de la t\u00e9l\u00e9vision, du nombre plus restreint d\u2019amis du mari, de l\u2019absence des parents de la femme. [\u2026] En France, les Portugaises sont donc plus nombreuses \u00e0 se r\u00e9volter contre le cumul des t\u00e2ches qui fait d\u2019elles des \u00ab\u00a0esclaves\u00a0\u00bb. Dans la plupart des cas l\u2019aide du mari est consid\u00e9r\u00e9e comme normale, mais elle est difficile \u00e0 exiger de quelqu\u2019un qui n\u2019y a pas \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9 et qui, m\u00eame s\u2019il ne le refuse pas, ne sait pas. On observe donc un d\u00e9sir de changement qui se heurte \u00e0 des r\u00e9sistances d\u2019ordre culturel.\u00a0<\/em>\u00bb (p.168-169)<\/p>\n<p><strong>Observations<\/strong>\u00a0: L\u2019auteur s\u2019interroge sur l\u2019\u00e9volution psychologique de femmes Portugaises immigr\u00e9es dans la r\u00e9gion parisienne, et montre que les valeurs apprises dans la soci\u00e9t\u00e9 rurale de d\u00e9part, une soci\u00e9t\u00e9 patriarcale, sont \u00e9branl\u00e9es, mais r\u00e9sistent \u00e0 un changement radical.<!--:--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Au nord du Portugal le mari et la femme travaillaient souvent ensemble sur la propri\u00e9t\u00e9 familiale. Le lieu de travail \u00e9tait commun \u2013sauf quand le mari avait un emploi non agricole -, mais il existait une division du travail, la femme accomplissant des t\u00e2ches moins lourdes que l\u2019homme. 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